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Créativité, génie et audace avec Damien Silès

Créativité, Génie Et Audace Avec Damien Silès

Depuis juillet 2014, Damien Silès est à la tête du Quartier de l’innovation (QI). Rencontre avec un accompagnateur de talents qui partage sa vision de l’innovation et du numérique avec nous.

Christine Lacaze (Volcio) – Pourriez-vous vous présenter?

Damien Silès – Je suis Damien Silès, directeur général du Quartier de l’innovation de Montréal. Le QI, c’est un laboratoire d’expérimentations urbaines de calibre international à Montréal qui touche l’innovation d’un point de vue social, culturel, urbain, industriel, recherche et formation. Actuellement, nous comptons quatre universités membres ainsi qu’une trentaine de grandes entreprises. Nous essayons, à partir de projets concrets, d’humaniser et de démocratiser l’innovation montréalaise.

 

C.L. – Pourquoi avez-vous eu besoin des services de Volcio?

D.S. –  Volcio est arrivé quelques mois après l’ouverture du QI. Mon équipe venait d’être nommée. L’idée était de se doter d’une plateforme numérique qui rassemble. Comme nous démarrions de zéro, nous avions besoin d’avoir à nos côtés une équipe qui avait la connaissance, la compétence et la flexibilité d’une maintenance à court terme afin que nous puissions nous ajuster en cas de problèmes ou de modifications. Volcio était donc responsable de nous venir en aide non seulement en amont de la conception, mais aussi pendant la mise en place, puis au moment de la formation et du suivi des projets. C’est vraiment un accompagnement total.

 

C.L. – Qu’est-ce qui a changé depuis que vous travaillez avec Volcio?

D.S. – Nous avons maintenant une crédibilité au niveau de cette plateforme. Beaucoup de plateformes ont été faites à Montréal, mais elles n’ont jamais été maintenues. Nous nous sentons très choyés, car nous avons été capables de mettre en place quelque chose d’intéressant et qui n’existait pas. Les précédentes plateformes vivotaient et ne tenaient pas la route. Je dirais que nous sommes enfin devenus une référence grâce à cette plateforme numérique pour nos start-ups et pour savoir ce qu’il se passe dans le QI. À moyen terme, nous aimerions l’étendre à l’ensemble de Montréal.

 

C.L. – Pour vous, qu’est-ce que la transformation numérique et quels sont ses enjeux?

D.S. – Selon moi, la transformation numérique ne veut pas dire grand-chose, tout comme l’innovation au sens de définition. Si vous demandez à trois personnes dans une salle, ces trois personnes vont vous donner une définition complètement différente de la chose. Quand on parle du numérique, il y a plusieurs enjeux transversaux à considérer.
Tout d’abord, au niveau du Québec (qui est 4 fois plus grand que la France par exemple), il y a un enjeu de connexion dû à la grandeur du pays.
Aussi, nous vivons actuellement avec une génération Y et une génération Millénium qui n’ont plus forcément le désir et l’obligation de voyager pour faire des affaires. Vous pouvez ouvrir votre start-up à Sherbrooke comme à Chibougamau à la simple condition que vous ayez une connexion 24h/24 sur le monde.
Enfin, la mutation rapide de ces nouvelles générations face aux X et au Baby Boomers est un véritable défi auquel nous devons faire face. Pourquoi? Parce qu’ils ont ça dans le sang, parce qu’ils vivent avec des objets et des téléphones intelligents qui les mettent en connexion avec le monde à une vitesse instantanée.

 

C.L. – Que recommanderiez-vous à une entreprise qui souhaiterait se lancer là-dedans?

D.S. – Cela dépend où elle se trouve et qu’est-ce qu’elle fait au quotidien. Mais selon moi, il faut qu’elle soit capable de :

  1. Rendre cela inclusif à l’ensemble de ses employés
    • En ayant des employés informés sur l’actualité du numérique pour pouvoir l’insuffler et la partager;
    • En évitant les « groupes » à l’intérieur de son entreprise entre ceux qui sont adeptes au numérique et ceux qui ne le sont pas.
  2. L’humaniser
    • On parle de plus en plus d’intelligence artificielle, de numérisation, et nous avons tendance à déshumaniser tout le système. Il faut donc être certain de ne pas oublier le pourquoi on fait cela : augmenter la qualité de travail de l’être humain.

 

C.L. – Comment le QI fait-il le lien entre le numérique et l’humain?

D.S. – À partir du Laboratoire de vie intelligente que nous avons créé en partenariat avec Vidéotron, Ericsson et ÉTS, nous avons essayé de voir comment nous pouvions inclure ces mutations du numérique au niveau du citoyen, de l’étudiant et de l’employé; bien souvent, beaucoup sont encore mis à l’écart de cette révolution numérique. Nous voulons essayer de démocratiser ce projet numérique en incluant les gens de 7 à 97 ans ainsi que nos quatre piliers. Nous sommes un terrain de jeu numérique où nous englobons tout le monde et où nous essayons de mettre en place une infrastructure pour recevoir des projets qui n’existent pas encore.

 

C.L. – Quelle est votre vision de l’évolution de l’innovation avec l’impact du numérique?

D.S. – Le numérique est magnifique, mais vous n’avez pas besoin du numérique pour faire de l’innovation. C’est un plus. Pour moi l’innovation est partout et touche n’importe quoi. Cependant, le numérique va nous permettre d’agir plus rapidement sur des secteurs bien précis et d’améliorer naturellement les technologies ainsi que la qualité des produits; mais ce n’est pas une fin en soi.

 

C.L. – Personnellement, qu’est-ce qui vous nourri/vous inspire pour rester innovant et audacieux?

D.S. – Sans aucun doute, les jeunes, les innovateurs et la folie créatrice que je côtoie. C’est extraordinaire de voir cette motivation, cette créativité et de travailler avec des gens qui ont le goût de changer le monde. Je vous avoue que quand je vais dans des incubateurs ou que j’ai des visites de jeunes start-ups (et il y en a des centaines!), ça met de l’essence dans le moteur.

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