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Décryptage de l’entreprise sociale ou ‘social business’

Décryptage De L’entreprise Sociale Ou ‘social Business’

Pour être honnête, je n’ai jamais été très attaché aux définitions, d’une part parce qu’elles évoluent constamment quand on parle d’une nouvelle approche, d’autre part parce que le plus important reste ce que l’on fait avec!
Je n’ai aucunement la prétention ici de donner une définition solide et immuable de l’entreprise sociale. L’objectif est plutôt de décrypter les volets que j’ai pu observer en entreprise, et qui pourraient donc vous interpeller.

Les deux définitions

Commençons tout d’abord par définir le social business qui signifie deux choses assez différentes, mais qui ont une philosophie commune, l’humain.

1re définition

La première définition du social business, la plus connue, est celle dont Volcio ne s’occupe pas! Elle est définie en ces termes par l’Office québécois de la langue française par : entreprise à vocation sociétale.

Éolienne - développement durable

Éolienne – développement durable – Creative Commons BY-SA – Hans Hillewaert

Voici une définition que je trouve assez claire, provenant de la commission européenne :

Les entreprises sociales poursuivent un objectif d’intérêt général (social, sociétal, environnemental), et non un objectif de maximalisation du profit. Elles présentent souvent un caractère innovant, à travers les produits ou services qu’elles offrent et les modes d’organisation ou de production qu’elles utilisent. Elles font souvent appel à des acteurs fragilisés de la société (personnes frappées d’exclusion sociale). Elles contribuent ainsi à la cohésion sociale, à l’emploi et à la réduction des inégalités.

On retrouve un certain nombre de termes attachés comme la responsabilité sociale d’entreprise (bien décrite par le FCJE) et, par extension, le développement durable.
Je n’entrerai pas plus dans les détails de ce volet, car d’autres connaissent mieux que moi le sujet!

2de définition

La seconde définition du social business concerne directement ce qu’offre Volcio avec son modèle de gestion.
Servons-nous de la définition suivante comme d’une base pour arriver aux quatre volets que j’ai pu identifier en entreprise.
Elle est tirée d’une étude vraiment intéressante menée l’année dernière par Deloitte et le MIT Sloan Management Review.
En voici une traduction libre :
Nous employons le terme « entreprise sociale » pour décrire l’utilisation de la totalité ou une partie des éléments suivants dans une entreprise :

  • Les réseaux sociaux pour les consommateurs (par exemple, les blogues, Twitter, Facebook, Google+, YouTube, SlideShare);
  • Les logiciels sociaux pour une utilisation en entreprise, qu’ils soient créés par des tiers (par exemple, Chatter, Jive ou Yammer) ou développés à l’interne;
  • Les réseaux sociaux basés sur une technologie développée à l’interne (comme Colab de GE ou Cisco Learning Network);
  • Les tableaux de bord provenant des médias sociaux (comme l’externalisation ouverte, mieux connue sous le terme anglais « crowdsourcing », ou l’intelligence marketing).

 

Dans quelles fonctions de l’entreprise devrait-on l’intégrer?

Mettons maintenant en perspective la définition plutôt technocentrique du MIT avec la réalité d’une entreprise. Voici, en quatre volets, ce que représente le social business pour Volcio et les départements qui peuvent en tirer profit :

Mains pour représenter l'importance de l'humain dans l’entreprise sociale.

L’humain dans l’entreprise sociale. Creative Commons BY-SA – St0rmz

  1. Marketing social : situé à l’extérieur de l’entreprise, ce média maintenant utilisé par bon nombre d’entreprises fait évoluer la relation entreprise/client avec des codes différents des médias dits traditionnels.
    Cible : Touche principalement les fonctions Relations de presse et publiques, Ressources humaines, Marketing et ventes, Service à la clientèle.
  2. Opérationnel : modèle de gestion combiné avec plusieurs outils sociaux permettant aux employés de travailler plus efficacement.
    Cible : Pertinent pour tous les secteurs de l’entreprise avec des employés utilisant un ordinateur (pc, tablette…).
  3. Innovation : approche mettant en avant le partage d’idées entre employés (voir avec les clients et partenaires) avec le support d’outils sociaux; le terme usuel est cocréation. Cela rend plus flexible l’évolution des produits et des façons de faire pour coller à la réalité du marché.
    Cible : Pertinent initialement pour les secteurs Produits et R&D, elle peut être étendue à l’ensemble de la chaîne de valeur.
  4. Indicateurs : tableaux de bord personnalisés par l’intégration de différentes données (ex. : salaires, ventes) avec celles du marketing social; rejoint le mot tendance Big Data.
    Cible : Pertinent si adapté aux différentes étapes de la chaîne de valeur.

On s’entend sur le fait que cet article est une mise en bouche. Je reviendrai évidement plus en détail sur chacun des volets, aussi bien d’un point de vue stratégique qu’opérationnel, sur les opportunités et les risques pour une entreprise bien établie, et, plus important encore, sur le facteur humain dans la gestion du changement.

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